Il y a des gens qui courent
Et d’autres qui jouent aux courses

Il y a des gens qui comptent
Et d’autres qui se la racontent

Il y a des gens qui pensent assis
Et d’autres qui avancent plein de pensées rassies

Il y a des gens qui trainent, se trainent
Et d’autres qui s’entrainent ou croient s’entraîner

Il y a des gens qui roulent toute la journée
Les yeux, les dés, les pouces, les mécaniques, les pauvres, les vieux

Il y a des gens qui baisent à tout va
Quand d’autres se font baiser tant et plus

Il y a des gens qui tombent malades, souffrent et meurent, sans crier gare
Quand d’autres se rendent malades tous les jours sans souci pour leurs vieux jours

Il y a des gens qui pleurent de rire, d’ivresse, de froid, de fatigue, d’angoisse, de frustration, de douleur
Quand d’autres pleurent d’un œil et rient de l’autre

Il y a des gens qui mangent plus qu’à leur faim
Quand d’autres crèvent de faim

Il y a des gens qui font et défont l’économie
Quand d’autres comptent et perdent leurs économies

Et il y a les enfants
qui deviendront d’autres gens.