Lu par l’auteur

Eh mon prince ! Approche-toi !
Toi, mon prince ! Oui ! Viens ! Dis-moi…

Te souviens-tu, doux prince charmant
Des faits divers de ton cœur aimant ?
Te souviens-tu, faux prince charmant
Des forfaitures de ton cœur aimant ?

Quand l’amour nous donnait des ailes
Pris dans le grand vent fusionnel
Quand la souffrance crevait les yeux
Qu’il était temps pour des adieux.

Je t’ai écouté maintes fois
Mon petit homme, maintenant tais-toi !

Ou bien dis-moi, mon petit homme
Où sont passés tes désirs d’homme ?
Dis-moi seulement, mon petit homme
Où sont passés tes désirs d’homme ?

Mais tu divagues, ne m’écoutes plus
Parlant de la vie qui t’aurait plu
Tu t’imagines faiseur de strophes
Et remarquable philosophe,

Le plus brillant des bien-pensants
Et pourquoi pas le tout-puissant !
Un type accro à une grande cause
Un garanti-grand-quelque-chose.

Je doute qu’un jour tu sois griot
Mais pourquoi pas un grand idiot !
Et si jamais tu deviens père
Tu finiras sans doute grand-père.

Pourtant, ne compte pas sur moi
Car il est trop présent en toi
Ce rêve de grandeur, mon petit
Duquel je ne fais pas partie.

Je me demande ce que j’attends
Étant donné ce que j’entends
De ton plaisir à tes désirs
Une hauteur d’homme reste à franchir.